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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 12:04

MEDIN'MAROC, boutique en ligne spécialisée dans la vente de produits d'artisanat marocain, vous invite à découvrir une gamme de produits de décoration marocaine issus du savoir-faire de l'artisanat marocain.

Toujours à l'affût des dernières nouveautés, MEDIN'MAROC propose un choix varié à des prix très intéressants : pouf marocain, tajine, narguilé chicha, cosmétique argan, service à thé, bijoux, mobilier, lampe marocaine, cendrier du Maroc, calligraphie arabe et autres objets de décoration marocaine...
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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 01:02

  Un étonnant contraste entre matériel ancien et conception contemporaine.


Les kilims et tapis contemporains puisent paradoxalement toute leur originalité et leur charme dans l'utilisation de morceaux anciens de kilims ou de tapis noués, récupérés et assemblés selon un design très moderne.

 

Tissés au mileu du XXème siècle, ces divers matériaux écologiques racontent chacun une histoire différente et rendent chaque création unique.

 

 

 

 

 
  La magie du KILIM Les Kilims fleurissent dans les vitrines des marchands. Normal, les décors géométriques de ces tapis, d'origine Turc principalement, s'accordent particulièrement aux intérieurs modernes.

. Et leurs techniques de fabrication (ils sont tissés plutôt que noués) en fait des pièces accessibles.

Mais attention, les marchands n'hésitent pas à qualifier d'ancien ce qui ne l'est pas. Les Kilims anciens tiennent de la coutume tribal.

Ils étaient pour les femmes, seule habilitée à ce travail, une oeuvre de création et les motifs qui les décorent avaient une signification transmise de mère en fille : leurs préoccupations, richesse et fécondité, y étaient inscrites pour les initiés.

A l'heure actuelle, les femmes ont oublié la signification de ces motifs.

D'où la distinction opérée entre création et reproduction : on considère qu'un Kilim de collection doit dater du siècle dernier.


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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 00:17

Promotion pour la page "La Danse Orientale" :

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Techniquement, la danse orientale rejoint d'autres disciplines orientales comme les arts martiaux et le yoga: enracinement-étirement, puissance du bassin, notion de centre.

Lire la page "La Danse Orientale".

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 00:36

DECO INTERIEURE

Le Maroc inspire les amateurs comme les professionnels de la décoration.



La décoration marocaine, avec ses tapis, ses motifs et ses poufs, a gardé les traces de ses origines berbères, andalouses et arabes.

 Le Maroc est une référence en matière de raffinements décoratifs. Voici quelques pistes pour décorer un salon marocain.





Salon marocain

Un salon inspiré de la décoration marocaine doit être orné de tapisseries berbères au mur et au sol. Des poufs en cuir décorés seront disposés autour d'une petite table en bois, finement taillée en forme d'étoile, qui sert à servir le thé, par exemple. Les matelas, posés à même le sol ou sur une sorte de rodassière, sont toujours très fournis en coussins bien rembourrés, traditionnellement en laine de mouton. Les luxueux coussins des nobles arabes étaient cousus dans du velours (noir, bleu nuit, rouge ou vert foncé) ou de soie et brodés de fils d'or : Le comble du raffinement pour ceux qui en ont les moyens de s'offrir de tels coussins.

 

 



   










Poufs Marocains

 

Les lignes des coussins et des poufs forment un ensemble confortable et très féminin - selon le feng-shui les formes courbes représentent l'élément féminin dans une habitation - et apportent une certaine fluidité au décor. Si vous désirez créer une ambiance d'inspiration orientale dans votre maison, les poufs marocains sont indispensables.






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'artisanat de Fès est ancien et très varié, du cuir au fer en passant par le métier à tisser, les artisans des souks possèdent un savoir-faire reconnu. La très grande variété de produits saura forcément vous séduire. Lors de votre promenade dans les souks de la ville vos cinq sens seront alors vivement sollicités entre l'odeur et la texture du cuir pour le nez et le toucher, les couleurs vives toutes plus attrayantes les unes que les autres pour les yeux, vous ne saurez plus où donner de la tête. Ramenez une lampe en fer forgé comme souvenir, vous ferez alors des envieux!!!

 






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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 00:02

Voici une idée de customisation d'une lampe marocaine en fer forgé.


Cette lampe n'était plus adaptée à votre intérieur ou simplement usée par le temps.
Pourtant elle est encore utile et peut toujours servir...
Voila comment transformer un objet usuel en un autre objet!

 

Lampe customisée en fer forgée repeinte en chocolat.


Cette lampe marocaine au départ était violine et n'était plus adaptée à la décoration de l'intérieur qui avait évoluée.

Nous avons donc fait évoluer cette lampe également.

Voici les secrets de sa customisation.

Avec de la peinture acrylique non diluée couleur brum moyen et à l'aide d'une brosse , repeignez entièrement la peau violine de votre lampe.




Gabarit pour les étoiles marocaines

 

Pour réaliser la décoration de la lampe customisée, imprimez ce gabarit à la bonne taille (celle de votre décoration) et reportez au crayon ce motif une première fois sur votre support.

Il faudra successivement alterner une étoile avec un croix (fig.2) (voir ci-dessous)







Gabarit pour les croix marocaines


Pour continuer la décoration de la lampe customisée marocaine, imprimez ce gabarit à la bonne taille (celle de votre décoration) et reportez ce motif une première fois sur votre support de chaque côté de la croix précédemment tracée.










Alternez ainsi croix et étoiles, elles doivent s'imbriquer


Détail des croix et étoiles

Les motifs de croix et d'étoiles s'alternent sur la lampe customisée marocaine.












Finitions à la peinture de couleur plomb


Pour terminer la customisation de cette lampe marocaine, repassez par dessus vos traits de crayon, un trait de liner couleur plomb.

 

 

 

  Et voilà la une lampe customisée marocaine est finie. Et voici comment recycler au lieu de jeter !

 

 

 

 

 

 

 

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 04:48


Le Maroc possède des atouts naturels et historiques très importants et un patrimoine culturel riche et diversifié.
Le tourisme au Maroc s'affirme de plus en plus comme une véritable priorité de son plan de développement, compte tenu de son impact positif économique et social.

 

 


LE FLUX TOURISTIQUE :

Le tourisme national a bénéficié d'une reprise sensible en 1996, après trois années consécutives de baisse d'activité.
En 1996, les arrivées aux postes frontières de visiteurs étrangers se sont élevées à 1.801.165 visiteurs. Parmi ces entrées, les croisiéristes ont été de 163.193 visiteurs, s'inscrivant en hausse annuelle de 8,7%. S'agissant des entrées de touristes de séjour, elles ont atteint 1,6 millions d'unités et ont augmenté de 7,2% d'une année à l'autre.
Les touristes européens ont à eux seuls atteint plus de 1,3 million de personnes, soit un nombre en accroissement de 7,9%. Cette évolution est due essentiellement à la reprise des entrées de touristes français et allemands dont le nombre a enregistré un accroissement respectif de 17,8% et 31,1%.
En revanche, les touristes espagnols ont été légèrement moins nombreux, tandis que des baisses plus accentuées ont touché les visiteurs en provenance des marchés anglais, italien et américain.


LES NUITEES TOURISTIQUES :

Au même titre que les arrivées dans les hôtels, les nuitées réalisées par les différents types d'hébergement se sont accrues durant l'année 1996 de 1,5%, totalisant 28.703.206 nuitées contre 28.266 744 en 1995.
Sur ce total de nuitées, 35.1% sont réalisées dans les hôtels classés, soit 10.073.206 nuitées, contre 9.941.390 nuitées, en 1995, soit une augmentation de 1,3%.
 


LES RECETTES TOURISTIQUES :

Les recettes touristiques au titre de l'année 1996 ont été chiffrées à 11.789,9 millions de DH marquant une hausse de 18,7% par rapport à 1995 (9.928,6 Millions de DH).


LES INFRASTRUCTURES ET LES INVESTISSEMENTS :

A la fin de l'année 1996, le nombre des établissements hôteliers classées s'est situé à 543 unités.
L'infrastructure d'accueil du Maroc a été renforcée en 1996 par la mise en service de 17 projets hôteliers totalisant 1.512 lits, et portant la capacité totale des hôtels classés à 92. 023 lits.
La capacité totale agréée qui a bénéficié des avantages étatiques en 1996, est constituée de 39 projets touristiques, les investissements alloués à leur construction ont été estimés à 1.697 Millions de DH.
En outre, 31 projets touristiques de construction d'extension et de rénovation ont reçu l'agrément définitif par le comité technique de coordination des projets touristiques, pour un montant d'investissement de 561 millions de DH.
De nouvelles mesures en faveur du secteur touristique ont été adoptées par les pouvoirs publics. Ainsi les établissements hôteliers ont été reclassés sur la base des normes internationales.
D'autre part, pour renforcer la compétitivité des entreprises du secteur, la TVA applicable à leurs transactions a été ramenée de 14% à 10% à partir du 1er juillet 1996. Par ailleurs, les textes réglementaires régissant certaines professions liées au tourisme, notamment celle de guide, ont été rénovés tandis que l'activité des agences de voyages a fait l'objet d'une nouvelle loi.
Enfin, les investissements touristiques bénéficient, depuis l'adoption en novembre 1995 de la Charte de l'investissement, de l'automaticité des avantages accordés, ce qui devrait favoriser en particulier la promotion d'investissements étrangers, notamment dans les zones encore inexploitées.



 




Source : Ministère de Communication

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 04:18

 

MARRAKECH

Marrakech "Perle du Sud", était à l'origine un lieu de rencontres sur l'itinéraire des grandes caravanes du sud. Majestueusement installée au milieu d'une oasis de 100 000 palmiers, Marrakech, "Perle du Sud", n'est qu'à 150 km de la mer (Safi, Essaouira), 240 km de Casablanca, et juste autant de la station balnéaire d'Agadir.

Son site, son climat sec et ensoleillé toute l'année font de Marrakech une ville privilégiée pour des vacances réussies. Les pluies sont rares et, 10 mois sur 12, les températures moyennes oscillent entre 20° et 30° centigrades.

L'histoire de Marrakech commence en 1062 lorsque les Almoravides, des nomades venus du désert, traversent les montagnes et décident de s'installer dans cette oasis, au cœur de la plaine du Haouz, entre l'Atlas et l'Atlantique. En moins d'un demi-siècle, Marrakech devient la capitale d'un vaste Empire qui va de l'Andalousie aux confins du Soudan.

Son destin a été lié à celui des différentes dynasties qui s'y sont succédées et son rayonnement de métropole politique, économique et culturelle a toujours dominé l'histoire du Maghreb.

Grâce à la sollicitude des souverains Alaouites, Marrakech a retrouvé sa splendeur d'antan : restauration et embellissement de la Casbah et des remparts, construction de mosquées, de sanctuaires, aménagement de jardins.

AGADIR

 

Nous ne dirons pas "voir Agadir et mourir", mais nous vous convierons plutôt à y effectuer un séjour afin que vous puissiez jouir d'un climat tempéré et idéal tournant tout au cours de l'année. Agadir est aujourd'hui renommée pour la douceur de son climat qui en fait une des grandes stations balnéaires les plus proches d'Europe, fonctionnant durant toute l'année.

En fait, pendant longtemps, Agadir a surtout été le port du Souss. Toute cette région du sud extrêmement fertile, comprise entre les massifs très élevés du Haut- Atlas bordant déjà le Sahara, est une étape importante sur la route maritime qui faisait le tour de l'Afrique. On dit même qu'elle aurait été fondée par les Carthaginois. En tout cas, dès le XIVème siècle, les Portugais y établirent un de leurs comptoirs et c'est pour empêcher leur retour que le fondateur marocain de la dynastie Saâdienne ferait édifier sur la colline qui domine encore aujourd'hui le site d'Agadir la vieille Casbah fortifiée, tout ce qui reste de l'ancienne Agadir.

Car ce qui compte à Agadir, c'est avant tout la plage, une des plus belles de tout le Maroc qui s'étend sur près de 20 Km . La plupart des hôtels se trouvent directement sur la plage.

La ville a été détruite par le séisme de 1960, puis la reconstruction recommence comme le témoigne une phrase de Feu MOHAMED V - le père de la nation- gravée sur un mur en béton à la suite du même séisme: "Si le destin a décidé la destruction d'Agadir, sa reconstruction dépend de notre foi et de notre volonté". Et son souhait semble alors s'exhausser au delà de toute espérance pour aboutir à une ville moderne de renommée internationale et qui occupe actuellement une place importante dans le tourisme national, du fait de son rang comme 1ère station balnéaire au Maroc.

OUARZAZATE

 

Ouarzazate, au sud du Haut Atlas occidental, est le chef lieu d'une province d'une superficie de 46 500 km2. Capitale administrative et militaire du pays de Draa. Ouarzazate se situe à l'intersection de l'Oued Draa et de l'Oued Dadès dont les vallées sont exceptionnelles. Avec sa situation sur un plateau à 1160 m, Ouarzazate bénéficie d'un climat exceptionnel. Elle est la ville la plus commerçante et prospère, grâce à un artisanat spécialisé dans le tissage des tapis (dits Haut Atlas),  la fabrication de bijoux, le modelage de céramique et de poterie.

Avec ses 60 000 habitants et la couleur ocre sable de ses bâtisses, Ouarzazate, bâtie sur l'oued du Draa, a véritablement l'aspect d'un décor de cinéma.

Cette ancienne garnison est en voie de devenir un grand centre touristique; à tel point que le Colonel de la légion qui traça le plan de cette garnison en 1928 ne reconnaîtrait pas son œuvre.

Ouarzazate, c'est le dépaysement au sens fort : soleil éclatant, ciel d'un bleu pur pendant la journée, saupoudré d'étoiles pendant la nuit, palmiers et Casbahs aux murailles ocres, sommets enneigés de l'Atlas vers le Nord, air pur, silence et quiétude.

Grâce à son nouvel aéroport international et à des établissements hôteliers de qualité, Ouarzazate est désormais en mesure de vous accueillir à bras ouvert.

FES

Fès, capitale de la dynastie des Idrissides, est la plus ancienne des villes Impériales, prestigieuse cité de l'Islam et un centre de rayonnement intellectuel des plus brillants.

L'emplacement de Fès présente les meilleurs atouts pour la cité impériale. Elle s'étend dans la plaine du Saïs, à mi-chemin entre le nord et le sud du pays, sur un sol fertile et arrosé abondamment grâce aux montagnes du Moyen Atlas.

Son nom, signifiant "pioche", illustre la légende selon laquelle on aurait trouvé l'objet à l'emplacement des premières fondations.

Il y a 20 ans la ville comptait près de 250 000 habitants puis a vu quadrupler sa population pour atteindre près d'un million d'habitants actuellement.

Fès, ville mémoire, cité impériale - ancienne capitale -, capitale culturelle du Maroc ainsi qu'un des centres religieux les plus importants du pays.

Fès, c'est trois villes en une : Fès la jeune (la nouvelle ville ), construite au temps du protectorat, Fès la demi vieille (Fès El Jdid ), édifiée au XIIIème siècle par les Mérinides, et Fès la vieille (Fès El Bali ) bâtie sous Idriss II en 809 ; Cette dernière est la plus ancienne des cités médiévales du monde musulman et l'une des mieux conservée.

Elle abrita la première des grandes universités, avant Paris et Oxford. Depuis son existence Fès était une ville de lettres, de théologiens, d'artisans, une ville d'artistes andalous - avec le reflux hispano-mauresque.

ESSAOUIRA

Cité portuaire de l'Atlantique et ancienne Mogador qui s'étend sur une presque une île, Essaouira offre un double intérêt balnéaire et culturel qui fait d'elle l'une des cités les plus attachante du littoral.

C'est une ville côtière des plus attirante par son port de pêche important, son architecture médiévale dans une Médina précieuse de marqueterie et dont la renommée a atteint les quatre coins du pays.

Essaouira a servi de décor pour plusieurs productions internationales telles que : OTHELLO, LE DIAMANT DU NIL.... .

La ville d'Essaouira est dotée de remparts divisant la vieille cité en plusieurs quartiers. Essaouira se distingue par la finesse de son artisanat : travail de bois (Thuya) avec de très belles incrustations de citronniers, d'Ebène, de fils de cuivre et d'argent ou de nacre.

Le calme et le charme d'Essaouira ont séduit un grand nombre de célébrités du monde, qui sont venus pour visiter la ville notamment : Jimmy HENDRIX, Cat STEVEN, Jacques DOILLON, Jean EDERN, Rita MITSOUKI et autres.

 


CASABLANCA

Capitale économique du royaume, deuxième ville d'Afrique, principale centre de commerce et de l'industrie, Casablanca reste de dimensions humaines.

Ses immeubles hauts mais sans excès qui rassurent par la régularité des formes, ses villas, rues piétonnières, grands boulevards, parcs de jeux, ses espaces verts sont là pour vous inviter à la promenade et à la rêverie.

Place Mohammed V, centre d'affaires, d'où fusent les principales artères bordées de magasins, des hôtels luxueux, des restaurants, boutiques de mode et salles de cinéma.

La corniche d'Aîn Diab aligne ses piscines remplies d'eau de mer, ses terrasses de cafés inondées de soleil, ses night clubs sophistiqués, ses restaurants aux menus variés.

Casablanca abrite l'une des dernières merveilles du siècle, la Mosquée Hassan II qui témoigne de la grandeur du travail marocain conduit par le père de la nation feu le roi Hassan II.

Casablanca, vous attend pour vous offrir un ciel bleu - azur dans un cadre naturel d'eau, de sable fin et de soleil, qui mérite ces noms bien souvent évocateurs d'îles lointaines, de dépaysement et de joie de vivre.

  RABAT

Capitale du Maroc et ville impériale du pays. Rabat fut fondée au Xème siècle, c'était un comptoir commercial phénicien et carthaginois. Rabat fait figure de capitale sereine depuis 1912 de la dynastie Alaouite.

Avec une situation aussi remarquable, sur la rive gauche à l'embouchure du fleuve Bou Regreg et la côte atlantique.

Une ville avec une ancienne histoire qui fait d'elle une cité à double intérêt qui rassemble modernité et tradition.

Rabat c'est aussi, par ses jardins publics, squares et espaces fleuris, la ville verte par excellence. Son mechouar (esplanade du palais Royal), ses monuments et sa médina attirent en permanence de nombreux visiteurs.

C'est la ville administrative et économique du Royaume, 80% des administrations y siègent ; ce qui fait d'elle aussi un centre d'affaires ; Avec une capacité d'hébergement de luxe où toute les chaînes hôtelières internationales sont représentées : Hilton, Méridien, Safir…, des restaurants de renommée : l'ambiance est celle d'une ville européenne avec cachet marocain.

Grâce à sa situation privilégiée sur l'Atlantique sur la rive gauche de Bou Regreg, elle jouit d'un climat exceptionnel et la température oscille toujours entre 12°c et 23°c. En été, Rabat vous offre 30 km de plage et de sable fin doré.

Capital aussi de sports, avec son prestigieux Royal Golf de Dar Es Salam qui est l'un des plus beaux parcours de golf au Monde

 

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 03:36

 

 

 

 
 LE PAYS                 

 

Situé à l'extrême nord-ouest de l'Afrique, le Maroc, est l'un des pays du grand maghreb. Pays de contrastes et de dépaysement total, il est aussi une terre d'accueil et d'hospitalité légendaire. La richesse et la diversité du sol marocain en font une invitation permanente à la découverte.

 

Avec une population de 30 millions d'habitants pour une superficie de 711 000 km2, le Maroc est baigné sur 3 500 km de côtes : la Méditerranée au nord et l'océan Atlantique à l'ouest. Ainsi par sa situation géographique privilégiée à proximité de l'Europe (15 km de l'Espagne), le Maroc était prédestiné à devenir une terre de rencontre et de communication entre l'Occident et l'Orient, entre l'Europe et l'Afrique.

Théâtre de l'humanité, des phéniciens à nos jours, les hommes n'eurent de cesse de vouloir conquérir ses terres fertiles. Comme la plupart des pays méditerranéens, le Maroc a connu, avant l'arrivée de l'Islam,  au VIIème siècle, les invasions des phéniciens, des romains, des vandales et des byzantins. La fin du VIIème siècle marque le début de la conquête Arabe et de l'islamisation du Maroc.

Plusieurs dynasties : les Almoravides, les Almohades, les Saadiens se sont succédées au pouvoir avant l'arrivée, au XVIIème siècle, de la dynastie Alaouite.

LA GEOGRAPHIE

Le Maroc Sertis et bercés par les vagues de l'océan Atlantique et de la Méditerranée, sur plus de 3500 km de plages, mers, déserts, hautes montagnes, s'offrent à vous dans la même journée, sous un climat subtropical au soleil toujours ardent.



Le Maroc est situé au Nord-Ouest de l'Afrique. Il est délimité au Nord par le Détroit de Gibraltar et la Mer Méditerranée, au Sud par la Mauritanie, à l'Est par l'Algérie et à l'Ouest par l'Océan Atlantique. La côte marocaine s'étend sur 3500 km.

Climat :

Le climat dominant au Maroc est méditerranéen; tempéré à l'Ouest et au Nord par l'Océan Atlantique. A l'intérieur, le climat est plus continental avec des écarts importants de températures. La zone de l'Atlas est humide, l'enneigement y est fréquent. Le Sud a un climat désertique.

Climatologie :

Le Maroc est un pays de zone subtropicale au bord occidental du continent africain. Il subit en été les conditions de la zone aride chaude, alors qu’il appartient en hiver au domaine tempéré frais et humide.
Les renseignements climatologiques enregistrés par les stations météorologiques installées au Maroc sont recueillis par la Direction de la Météorologie Nationale.
Les principales informations recueillies sont : la température, les précipitations et l’insolation.

Température :

Le température indiquée est celle prise, à l’aide d’un thermomètre, sous abri à environ deux mètres du sol.
Le température minimale absolue est la plus basse des températures minimales quotidiennes (la température minimale quotidienne étant la plus basse température qui ait été observée entre 18 heures la veille et 18 heures le jour).

Précipitations :

Elles sont mesurées de 6 heures le jour à 6 heures le lendemain au moyen du pluviomètre placé à 1,5 m au dessus du sol. Une hauteur d’eau d’un millimètre équivaut pratiquement à 1 litre d’eau par mètre carré.
Le jour de précipitation : est une journée où la quantité d’eau de précipitation recueillie dans le pluviomètre correspond à une hauteur d’au moins 0,1 mm.

Insolation :

La durée d’insolation, exprimée en heures, est mesurée au moyen d’un héliographe. Le temps légal au Maroc est composé de 0 heure à 24 heures à partir de minuit. Il correspond au temps civil du méridien de Greenwich.

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 02:55
© Hachette Livre et/ou Hachette Multimédia
   

 



© Intercarto


Situé à l'extrême nord-ouest du continent africain, cet Etat du Maghreb est limité à l'est et au sud-est par l'Algérie, au sud par la Mauritanie, à l'ouest par l'océan Atlantique, au nord par la mer Méditerranée.    

 

L'histoire du Maroc peut être caractérisée par deux traits apparemment contradictoires. D'un côté, nombre d'auteurs insistent sur son «insularité» géographique - doublée d'une histoire originale due à la persistance à travers plusieurs millénaires de la culture et de la langue berbères - et sur la continuité d'une monarchie qui remonte au VIIIe siècle. D'un autre côté, le Maroc apparaît comme le point de rencontre des mondes africain, oriental et européen. Véritable creuset de civilisations, il a réagi avec son caractère à la formation des empires phénicien et romain. Il s'est islamisé dès le VIII e  siècle puis s'est peu à peu arabisé. Au XIX e  siècle et au début du XX e  siècle, il a été l'objet des visées de l'impérialisme européen, avant de recouvrer sa totale indépendance en 1956.


Le Maroc antique



Les traditions rapportées par les auteurs antiques font remonter au XII e  siècle avant notre ère la colonisation phénicienne, même si les témoignages archéologiques ne donnent des datations assurées qu'à partir du VIIe siècle av. J.-C. Les Phéniciens fondèrent des comptoirs sur les côtes de la mer Méditerranée et de l'océan Atlantique. Les principales cités phéniciennes étaient Lixus (Larache), Mogador (Essaouira) et Sala (près de Rabat).

Les Carthaginois s'y installèrent à leur tour, au VI e  siècle av. J.-C. Le célèbre récit connu sous le nom de Périple d'Hannon relate l'expédition maritime menée par Carthage entre 475 et 450 av. J.-C., entreprise qui aurait atteint le golfe de Guinée. La synthèse réussie de l'antique civilisation berbère et de la civilisation phénicienne donna naissance à la civilisation mauritanienne, ou néopunique. Un important royaume berbère se constitua dans l'ouest du Maghreb, qui vit un essor notable des villes. Sala, en particulier, connut des moments de splendeur sous les règnes de Juba II et de Ptolémée, son fils et successeur.  

En contact avec Rome mais non sous sa domination, le royaume perdit son indépendance lorsque
Caligula, en 40 apr. J.-C., pour s'emparer de ses richesses, fit assassiner Ptolémée à Rome. Après une guerre très dure, la région devint une province de l'Empire romain, la Maurétanie Tingitane, du nom de sa capitale, Tingis (qui deviendra Tanger), mais seul le Nord de l'actuel territoire marocain fut soumis. La prospérité de cette province reposait sur l'exploitation des ressources naturelles (produits de la mer, huile d'olive), le développement du commerce et la construction de villes, dont la plus célèbre, Volubilis, a livré des bronzes, des décors sculptés, des mosaïques et des peintures.

En 285, pour des raisons encore mal définies, l'administration romaine abandonna la majeure partie du territoire annexé. L'influence de Rome ne modifia pas profondément le caractère de la population, bien qu'on en trouve un certain nombre de marques, comme l'usage dans les campagnes du calendrier julien pour les travaux agricoles. En revanche, la christianisation, assez nette dans les villes aux III e   et IV e  siècles, ne laissera aucune trace durable. La présence romaine se maintint seulement dans la région de Tanger jusqu'à l'arrivée des Vandales, en 429. Après la chute de Rome, l'Empire byzantin tenta en vain de contrôler durablement la Maurétanie.


L'islamisation

L'événement qui marqua jusqu'à nos jours l'histoire du Maroc se situe au VII e  siècle: la conquête arabe et l'islamisation. L'entrée des musulmans au Maghreb fut pourtant beaucoup plus lente et difficile qu'ailleurs en raison de la vive résistance des populations berbères. Mais la conversion massive de ces derniers à l'islam est un fait (ce seront d'ailleurs des troupes de Berbères convertis qui franchiront le détroit de Gibraltar pour pénétrer en Espagne).

Il ne s'écoula pourtant que trente ans entre la première invasion arabe, dirigée par Oqba ibn Nafaa, qui parvint au Maghreb extrême en 681, et la conquête de l'Espagne, en 711, par Tariq ibn Ziyad, Berbère converti à l'islam. A plusieurs reprises les Berbères se révoltent contre les gouverneurs arabes et le calife de Bagdad, mais il est remarquable que ces nombreux soulèvements berbères, tout au long de l'histoire, aient été dirigés contre les Arabes, et non contre l'islamisation; dans la plupart des cas, ces mouvements se firent même au nom de l'islam. La révolte kharidjite, au milieu du VIII e  siècle, exprima dans le langage de l'islam les aspirations égalitaires des Berbères et leur hostilité envers les envahisseurs arabes, qui furent alors chassés du Maghreb.


Les Idrisides: première dynastie marocaine
Du VIII e  au XVIII e  siècle, plusieurs grandes dynasties se succédèrent. Tandis que se consolidait en Espagne le califat de Cordoue, Moulay Idris, après avoir échappé au massacre des descendants du Prophète par les Abbassides, fonda la dynastie des Idrisides (VIII e -IX e
 siècle) se réfugia au Maroc et, en 786, s'installa à Oualili (près de Volubilis) où il devint chef des Aouraba. Après son assassinat, sur l'ordre du calife de Bagdad, son fils Moulay Idris II lui succéda et élargit son domaine, islamisant l'ensemble du pays et fondant la ville de Fès. Première capitale du Maroc, cette cité devint un grand centre économique, social, religieux et artistique. Assurant une remarquable synthèse des influences orientales et ibérique, le Maroc se dota alors de grandes réalisations architecturales, telles la mosquée Qarawiyyin et celle des Andalous à Fès. Ainsi le Maroc, dès le IXe siècle, était-il bien individualisé. Mais, à la mort de Mouhammad, fils de Moulay Idris II, le Maghreb occidental se morcela en plusieurs petits royaumes rivaux.


Les dynasties berbères

L'empire des Almoravides (XIe-XIIe siècle)
 
Il fallut attendre le XIe siècle pour qu'une tribu de nomades du désert, réformateurs religieux et grands guerriers, les Almoravides (al-Mourabitoun, c'est-à-dire les gens des ribat, les couvents fortifiés), se lancent à la conquête d'un vaste empire. Venus du Sahara, ces moines guerriers appartenant à la tribu berbère des Sanhadjas répandirent leur conception d'une stricte foi islamique. En 1062, ils fondèrent une nouvelle capitale, Marrakech. Youssef ben Tachifine réalisa pour la première fois l'unification du Maroc (1083). L'Espagne musulmane fut à son tour soumise, ainsi que le Soudan, jusqu'au royaume du Ghana. A la mort de son fils Ali, le royaume almoravide se disloqua et, en 1147, une nouvelle dynastie, celle des Almohades, s'empara de Marrakech.  


Les Almohades (XIIe-XIIIe siècle)


Partis de Tinmel (Haut Atlas) sous l'impulsion d'un grand réformateur religieux et censeur des mœurs, Mouhammad ibn Toumart, les Almohades s'emparèrent de Marrakech (où ils construisirent la mosquée de la Koutoubia), firent élever les remparts de Rabat et étendirent leur pouvoir à l'ensemble de l'Afrique du Nord. Ils réalisèrent ainsi l'unité d'un immense empire englobant l'ensemble de l'Occident musulman, c'est-à-dire toute la Berbérie, de l'Atlantique à Gabès, et l'Espagne musulmane autour de l'amir al-mouminin (le «Commandeur des croyants»), titre pris par Abou Yousouf Yaqoub al-Mansour.

Cette réalisation de l'unité du Maghreb, qui sera éphémère, devait jouer un rôle très fort dans l'imaginaire maghrébin; on peut même y voir les prémices de ce que représentera la création de l'Union du Maghreb arabe (UMA) en 1989. Au bout d'un siècle, les Almohades connurent à leur tour le déclin et, au début du XIII e siècle, leur royaume connut des défaites en Espagne et dans le Maghreb oriental. Meknès, Fès, Rabat et Marrakech tombèrent tour à tour. Les Hafsides de Tunis, le royaume de Tlemcen (à l'ouest de l'Algérie), les Mérinides, installés à Fès, et la Reconquista chrétienne en Espagne firent à nouveau éclater, et de manière durable, l'Occident musulman.  


Les Mérinides et les Ouattassides (XIIIe-XVIe siècle)


Les Mérinides, nomades zénètes originaires des hauts plateaux du Maroc oriental, se donnèrent une nouvelle capitale, Fès Djedid («Fès la Neuve»), fondée en 1276 par Abou Youssef Yacoub. Grand défenseur de l'orthodoxie religieuse, ce dernier entreprit à son tour la construction de nombreuses mosquées et médersas. Le voyageur Ibn Battouta et l'historien Ibn Khaldoun sont les grandes figures de cette brillante période. Le pouvoir, victime de luttes sanglantes, s'affaiblit après la mort d'Abou Inan en 1358.


Les siècles qui suivirent furent une période de repli relatif du Maroc sur lui-même. Au XV
e
 siècle, la dynastie des Ouattasides, après avoir régenté les Mérinides (1420), finit par les supplanter (1472). A la même époque se précisaient les visées impérialistes de l'Europe. Les Portugais s'emparaient de Ceuta (1415) et de Tanger (1471), puis créaient des comptoirs sur toute la côte atlantique; de leur côté, les Espagnols, après avoir reconquis le dernier royaume maure d'Espagne, celui de Grenade (1492), traversèrent à leur tour le détroit de Gibraltar et s'installèrent à Melilla (1497). La domination ibérique suscita un mouvement de résistance nationale, cimenté par l'idéal de la guerre sainte et appuyé par les chefs des confréries religieuses. L'émergence d'un pouvoir chérifien, celui des Saadiens (1572-1603), se fit jour.  


Les Saadiens (XVIe-XVIIe siècle)


Originaires de la vallée du Draa, les Saadiens après avoir éliminé les Ouattassides, parvinrent à préserver une indépendance que menaçaient à la fois les Européens et les Turcs. Partis de leur capitale, Taroudannt, ils occupèrent le Sous, Marrakech, Fès, reprirent certains comptoirs aux Portugais, conquirent Tombouctou. A Marrakech, où ils établirent leur nouvelle capitale, leur cour était brillante et riche de créations artistiques, comme en témoigne le palais el-Badi. Mais, en 1603, au lendemain de la mort d'Ahmed al-Mansour, dit «le Doré» en raison de sa fabuleuse richesse, le chaos s'installa et les confréries devinrent de plus en plus influentes. A nouveau, le pays fut divisé en plusieurs principautés qui rivalisèrent entre elles jusqu'à l'avènement de la dynastie des chérifs alaouites, au milieu du XVII
e  siècle.  


Les Alaouites


Originaires du Tafilalet et descendants d'Ali, les Alaouites fondèrent au XVII
e  siècle la dynastie qui règne encore aujourd'hui. Le plus célèbre des souverains, Moulay Ismaïl, gouverna le pays pendant cinquante-cinq ans (1672-1727). Il réorganisa le Maroc et en assura la pacification, après avoir mené une série d'expéditions militaires contre les tribus insoumises, les Turcs et les chrétiens. Il affermit ainsi la domination du pouvoir central, le makhzen (mot arabe signifiant «trésor, grenier», à l'origine du mot français «magasin»), sur les pouvoirs locaux des tribus, jalouses de leur indépendance. Roi bâtisseur, il fonda Meknès et y installa sa capitale.

Sa mort marque l'entrée dans une période troublée: les révoltes montagnardes, l'opposition religieuse des confréries, les années de sécheresse et de famine, les épidémies (notamment la peste en 1797-1800) provoquèrent un effondrement démographique, la montée des caïds et le repli du Maroc sur lui-même. Le règne de Mohammed II ben Abdallah (1757 - 1790) vit les débuts du commerce avec l'Europe.

Au XIX e  siècle, l'économie entra en crise et le désordre règna. Les Français pénètrèrent au Maroc, en 1844, et gagnèrent la bataille d'Isly alors que les Espagnols s'emparaient de Tétouan en 1860. Moulay Hassan (Hassan Ier, 1873-1894) réussit cependant à maintenir l'indépendance politique du pays, mais l'affaiblissement du pouvoir central, l'entrée en dissidence de nombreuses tribus et les effets de la crise financière obligèrent l'Etat marocain à contracter des emprunts de plus en plus coûteux; celui de 1904 entraîna l'installation dans les ports marocains de contrôleurs français.  


Le protectorat français

La conférence d'Algésiras (1906), qui entérinait l'intervention des puissances occidentales au Maroc, reconnut à l'Espagne et à la France des droits particuliers. De 1907 à 1912, une série d'incidents provoqua l'intervention de l'armée française; en août 1907, les Français débarquèrent à Casablanca, puis occupèrent Oujda, Casablanca et Fès. En dépit de l'opposition de l'Allemagne, le traité de protectorat, finalement imposé au sultan du Maroc, fut signé à Fès le 30 mars 1912. (Par ailleurs, en novembre 1912, la convention de Madrid plaçait le nord du pays sous protectorat espagnol.) Le général Lyautey fut nommé premier résident général de la France.  

La résistance marocaine fut vive, et les révoltes berbères nombreuses. Après la reddition d'Abd el-Krim, qui souleva les masses paysannes dans le Rif (1919-1926), la France mena une campagne de «pacification» qui ne prit fin qu'en 1934; le protectorat fut remplacé par l'administration directe. La France encouragea la colonisation rurale avec l'installation d'Européens, qui, par ailleurs, introduisirent de nouvelles cultures et commencèrent l'exploitation des phosphates. Elle entretint également l'opposition entre Arabes et Berbères : un dahir de 1930 retira la juridiction des populations berbères au sultan, responsable de la loi musulmane, et leur établit des tribunaux propres appliquant le droit coutumier.

Ce fut l'occasion d'un réveil de l'opposition. Allal al-Fasi et un groupe de jeunes lettrés fondèrent à Fès le parti national, avec pour revendication essentielle l'abrogation du dahir. Mais, alors que s'achevait la pacification française, les prémices du mouvement pour l'indépendance se faisaient déjà sentir. Le mouvement nationaliste fut influencé par les doctrines réformistes et le panarabisme qui agitaient alors toutes les sociétés musulmanes. Un Comité d'action marocain pour la réforme, créé en 1934, réclama l'application stricte du traité de protectorat. En 1937, le Comité se sépara entre l'Istiqlal (1943) et le Parti démocratique de l'indépendance (1946).  

La défaite de 1940 devant les Allemands affaiblit encore la position de la France. L'Espagne occupa Tanger de 1940 à 1945. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes marocaines combattirent aux côtés de la France libre, mais la rencontre entre le sultan Mohammed  V ben Youssef et le président américain Roosevelt à Anfa, en juin 1943, accentua les revendications nationalistes. En 1944, Mohammed V refusa de ratifier les décisions du résident général et, dans un discours prononcé à Tanger, en avril 1947, commença à réclamer l'indépendance.  

Au lendemain de la guerre, la pénurie alimentaire provoqua une grande misère et une forte émigration rurale. La résistance au protectorat prit alors un caractère plus urbain. Oppositions rurale et urbaine se rejoignirent après 1950, au moment où le sultan prenait une part prépondérante dans la lutte pour l'indépendance. Le gouvernement français nomma des résidents généraux intransigeants: les généraux Juin (1947-1951) et Guillaume (1951-1954).

En 1951, sous la pression des autorités françaises, soutenues par le pacha de Marrakech, Al-Hadj Thami al-Glaoui, surnommé le Glaoui, le sultan fut contraint de renvoyer ses collaborateurs membres de l'Istiqlal. Après avoir tenté, en vain, de négocier avec la France, Mohammed V prononça, en novembre 1952, un discours exigeant l'émancipation politique totale et immédiate du Maroc. Appuyé par la France, des notables et des chefs de confrérie, avec à leur tête le Glaoui, entrèrent alors dans un complot visant à renverser le sultan: le 20 août 1953, la France déposa Mohammed V, qui fut exilé en Corse, puis à Madagascar, avec ses fils, dont le futur roi Hassan II.

Une rupture totale s'instaura dès lors entre le nouveau régime et la population, qui ne reconnut pas la légitimité du sultan mis en place par la France, Mohammed ibn Arafa, un autre membre de la famille alaouite. Ce refus revêtait un caractère politique, religieux et économique (boycott des produits français); il s'accompagna d'une vague d'agitation et de la constitution d'une armée de libération.


Le Maroc indépendant

La conjonction des insurrections marocaine et algérienne contraignit Paris, qui choisit de consacrer l'essentiel de son effort militaire à l'Algérie, à engager des négociations avec le sultan Mohammed V. En 1955, à la suite d'actes terroristes, la France se résigna finalement à accepter le retour du sultan au Maroc. Le 2 mars 1956 fut signée une convention qui abolit le traité de Fès et reconnut l'indépendance du Maroc. Le statut de Tanger fut aboli (29 octobre 1956). L'ampleur des manifestations populaires obligea également l'Espagne à mettre fin à son protectorat, le 7 avril 1956. Après quarante-quatre ans de tutelle étrangère, le Maroc retrouvait son indépendance et son unité. Mohammed V rentra dans son pays, acclamé comme le libérateur de la nation marocaine. Dès 1958, il annonça des réformes économiques, sociales et politiques, et s'engageait à doter le Maroc, érigé en royaume, d'institutions permettant une participation directe du peuple à la gestion des affaires publiques.  


Le règne de Hassan II


Mohammed V mourut le 26 février 1961. Son fils Hassan II lui succéda. Respectant la promesse qu'il avait faite à son père d'établir un régime démocratique dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle, il fit approuver par référendum, le 7 décembre 1962, une Constitution qui instituait le multipartisme et la séparation des pouvoirs. Le rôle du Parlement était toutefois relativement limité. Celui du roi, en revanche, était très étendu: le monarque nommait le Premier ministre et les ministres, qu'il pouvait révoquer à son gré. Chef des forces armées, il avait le pouvoir de proclamer l'état d'exception si le pays venait à être menacé.

En tant que «Commandeur des croyants», il était le chef religieux suprême et veillait au respect de l'islam. Les années qui suivirent l'investiture d'Hassan II virent éclater des émeutes populaires à Casablanca, Rabat et Fès. Le Front de défense des institutions constitutionnelles, formation progouvernementale, ne put obtenir la majorité aux premières législatives. Dans l'incapacité de former un gouvernement, le leader de l'Istiqlal, Allal al-Fasi, passa à l'opposition en janvier 1963. En juillet 1963, le gouvernement fit arrêter des militants de l'UNFP (Union nationale des forces populaires), parti d'opposition dirigé par Al-Mahdi Ben Barka, lequel dut fuir à l'étranger. En mars 1965, des manifestations d'étudiants furent sévèrement réprimées par le général Oufkir, ministre de l'Intérieur. En juin, l'état d'exception fut institué, la Chambre fut dissoute et le roi prit les pleins pouvoirs. En octobre 1965, Ben Barka, condamné à mort par contumace pour complot contre le régime, était enlevé à Paris et secrètement assassiné.  

Une nouvelle Constitution fut adoptée par référendum, en juillet 1971, malgré l'hostilité de l'Istiqlal et de l'UNFP qui se regroupèrent en un Front de l'opposition et refusèrent de participer aux élections législatives. La découverte d'un complot contre le roi en mars 1971 donna lieu à 180 arrestations. Deux nouvelles tentatives d'assassinat de Hassan II devaient provoquer une sévère répression : le 10 juillet 1971, les cadets de l'Ecole militaire tentèrent de renverser le roi lors d'une réception dans sa résidence de Skirat ; le 16 août 1972, l'avion ramenant de France le roi échappa de justesse aux tirs de l'aviation de chasse marocaine. Compromis dans l'attentat, le général Oufkir fut trouvé mort le lendemain.  

A partir de 1973, le roi, en habile politique, comprit la nécessité d'assouplir son pouvoir. La «marocanisation» des terres reprises aux étrangers lui redonna l'adhésion populaire, et la question du Sahara espagnol lui permit de ressouder autour de sa personne l'ensemble de la population.  
 Le Front Polisario avait entamé sa lutte armée en 1973 (Madrid envisageait alors d'accorder l'indépendance à ce territoire, que le Maroc revendiquait). A l'automne de 1975, Hassan II organisa la «Marche verte»: environ 350 000 Marocains répondirent à son appel et, «drapeau en tête et Coran à la main», marchèrent pacifiquement jusqu'au Sahara occidental. Cette marche eut un impact extrêmement fort à l'intérieur du pays, dans la mesure où toutes les forces politiques, y compris celles de l'opposition, hormis l'UNFP, se placèrent aux côtés du monarque. Par contre, cette question entraîna une crise profonde entre le Maroc et l'Algérie, qui apporta son soutien au mouvement sahraoui.

L'admission, en 1982, de la République arabe sahraouie au sein de l'OUA constitua un revers diplomatique pour le Maroc. Les difficultés économiques et les mesures de redressement préconisées par le FMI provoquèrent de nouveau, en mai et juin 1981 puis en janvier 1984, des manifestations à Casablanca qui furent sévèrement réprimées. Les années 1990 furent toutefois marquées par la reprise du dialogue avec l'opposition parlementaire, une certaine diminution des tensions sociales et un début de règlement de l'affaire du Sahara occidental. Le 6 septembre 1991, le Maroc, ayant maîtrisé la «guerre des sables», signa avec le Front Polisario un cessez-le-feu dont l'entrée en vigueur devrait permettre la tenue d'un référendum d'autodétermination - proposé par l'ONU et l'OUA depuis 1988 - qui décidera de l'avenir des populations du Sahara occidental.  

Sur le plan intérieur, la monarchie marocaine, qui se trouvait également confrontée à un islamisme en expansion depuis les années 1970, chercha un modèle original de démocratisation. Hassan II, désireux de moderniser son pays, s'efforça d'ailleurs de prolonger le climat d'union nationale qu'avait suscité la «Marche verte» : libération de prisonniers politiques, levées de la censure, élections, reconnaissance des partis d'opposition, dont l'Istiqlal, et légalisation des mouvements de défense des droits de l'homme.

Sous la pression conjointe de la contestation intérieure et de la volonté du roi, une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 1992, élargit le rôle du Parlement et affirmé plus nettement la séparation des pouvoirs. Ainsi, en novembre 1997, les premières élections législatives au scrutin universel donnèrent la majorité des sièges à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), tandis que le Mouvement populaire constitutionnel démocratique (islamiste) obtenait six sièges dans la nouvelle Assemblée. Nommé Premier ministre par le roi Hassan II, le socialiste Abderahmane Youssoufi fut chargé de former le gouvernement de coalition. En juillet 1999, le prince Sidi Mohammed, fut intronisé sous le nom de Mohammed VI, après la mort de son père, Hassan II, roi du Maroc depuis 37 ans  

Sur le plan international, le Maroc, qui a adhéré au GATT (c'est à Marrakech que fut signé le 15 avril 1994 l'accord final de l'Uruguay Round), a activement participé à la création, le 17 février 1989, de l'Union du Maghreb arabe (UMA) avec l'Algérie, la Libye, la Mauritanie et la Tunisie. Par ailleurs, entre grogne sociale et agitation islamiste, l'ancrage à l'Europe semble revêtir une importance stratégique : en 1987, le Maroc - dont la diplomatie joue un rôle actif dans la recherche de la paix au Moyen-Orient - a fait acte de candidature pour rejoindre la Communauté européenne.

                                                                                            
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Published by Boulette - dans LE MAROC
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 23:24

 

                                 
   
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